Le quartier Rimac à Lima

Rimac est un quartier défavorisé (c’est-à-dire un des moins pauvres parmi les plus pauvres) de Lima. Il se trouve sur la rive droite du fleuve éponyme, face au Centro, quartier historique de la capitale péruvienne.

[Pour voir les photos en grand cliquez dessus]

Une colline du Rimac

Il est possible de monter au sommet du Cerro San Cristobal qui domine le quartier, et la ville, pour S/5 en combi l’aller-retour. Cependant d’une manière générale il est déconseillé voire quasi interdit aux touristes de s’y rendre seuls, et encore moins la nuit. Une amie m’a raconté qu’elle avait voulu traversé le pont pour aller voir ce quartier (qui fait à mon avis plus authentique que les quartiers touristiques de Lima). Mais sur le pont une vieille péruvienne l’a prise par la main pour la reconduire vers des quartiers plus sûrs.

Voici quelques photos que j’ai eu l’occasion de prendre fin octobre (désolée du retard):

La croix de San Cristobal culmine au dessus du drapeau du Pérou et du logo de l'APRA

Une rue en montant sur le Cerro

Les cartes géographiques de Lima sont intitulées “Lima métropolitaine”. Les parties visibles sur les photos ne font pas partie de la carte. L’immensité de la capitale (9 millions d’habitants) est saisissante quand on arrive au sommet de ce Cerro. Même si on sait que Lima est gigantesque c’est difficile de s’en rendre compte s’en prendre le recul que nous offre le mont.

Vue Nord-Est

Vue Nord

Le touriste occidental en Inde

Le touriste le plus commun, X, est un ancien et/ou un descendant de Woodstock. Mal rasé ou pas rasé, cheveux gras et dreadlocks, tee-shirts larges et pantalons en toile, il présente les attributs typiques de son genre New Age.Il ne descend pas au Taj (chaîne d’hôtels indienne ultra-luxeuse) mais à la Shanti Guest House de la ville qu’il visite, au choix Rishikesh, Manalli, Jaipur, Agra ou Varanasi. Là il rencontre ses homologues New Age (et un groupe de français très méchant, nous, qui le regardons d’un air mauvais et condescendant) et entame la même conversation quels que soient les sites qu’il a visité: Rishikesh, Manalli, Jaipur, Agra ou Varanasi.

Son langage fonctionne souvent par association d’idées et au fond, le but est de lancer des signaux, marqueurs d’identité vers ses “congénères”. Souvent de la forme : “awesome, amazing place”. Ils racontent leurs aventures respectives, évidemment identiques, dans les villes qu’ils ont visité : Rishikesh, Manalli, Jaipur, Agra ou  Varanasi… Ils se positionnent comme “des anti-systèmes” mais reproduisent les comportements de leurs aïeux quand ils s’adressent au “wallah”, adolescent qui travaille dans la gest-house depuis qu’il a 12 ans, en ne lui adressant pas un regard en commandant son “bang lassie” (yaourt à boire à la marijuana).

Ils s’extasient devant ce qu’ils voient. Ils voient le Taj Mahal, les sourires des enfants (je vous renvoie à toutes les photos que vous voyez sur tous les blogs appartenant à ces fameux baba-touristes, taper « stock gandri » , leh, aventure sur google et prenez votre temps), les sâdhus (sages hindous), les gaths (escaliers menant vers le Gange) tellement typiques, portent des tee-shirts “free Tibet” et pensent vraiment que l’Occident c’est mal car on est plus du tout “spirituel” dans nos pays décadents. Mais ils ne voient pas le cadavre de bébé dans le Gange, ne voient pas les misérables villages le long des plaines du Gange, ne voient pas les bidonvilles qui longent les rues de Delhi, les habitations précaires des serviteurs des classes “moyennes” (autrement dit, supérieurs) delhites qui jouxtent les villas de luxe…

Deux exemples qui me passent par la tête :

- Premier  exemple à Dharamsala, John-Lennon-land, j’ai vu un homme d’une quarantaine d’années porter un tee shirt avec des paroles du dalaï lama, saisies hors contexte, du genre “aujourd’hui on a toujours plus de médicaments mais toujours plus de maladies”. Et ces millions de séropositifs? Et ces mendiants que l’on voit aux carrefours et qui souffrent de la polio ou qui en portent les stigmates car on ne leur a pas administré le vaccin lorsqu’ils étaient enfants comme on le fait chez nous en Europe ? Par contre si cet homme tombe malade il sera immédiatement rapatrié chez lui pour être “correctement” soigné.

- Second exemple un soir à Jaiselmer. J’étais en train d’écrire le plan d’un paper (même en vacances je travaille?  nan c’était juste exceptionnel! Quand même, vous me prenez pour qui ?). Deux personnages sur le toit de la Guest House : une touriste suédoise de 50 ans et un garçon de 16 ans employé dans la guest house. La suédoise engage la conversation:

- Pourquoi tu ne vas pas à l’Université ?

- J’ai pas d’argent (sinon pourquoi il serait employé et sous payé dans un hotel à 15 ans?)

- Que font te parents ?

- Ils sont paysans dans le nord du pays.

- … et tu ne voudrais pas venir en Europe ? (comment il fait pour le billet, le passeport, le visa ?).

Il répond par un -”I don’t know, m’am”. Je jette un regard noir à la femme et je vais me coucher.

Ce pays est magnifique. Intense. Mais il est encore plus dur. Quand on voyage on cherche à se protéger, le cynisme que j’emploie en est une forme. Mais se cacher la réalité,  la nier ou  la regarder avec de telles misconceptions (j’aime pas les anglicismes, mais si un lecteur de JNU arrive ici il comprendra) c’est être de mauvaise foi. Et renier son intelligence.

Le Tracteur de la périphérie…

Après plusieurs semaines d’inactivité, voilà un petit article sur….

LES TRACTEURS

Vous savez, la baisse tendancielle du taux de profit est inéluctable. Mais l’expansion de la surface du capitalisme permet temporairement de résoudre ce problème.

Plus sérieusement ce qui est frappant en Inde, c’est la sensation de revoir des choses oubliées. Par exemple les tracteurs. Oui les tracteurs.

Demandez à vos parents, ou grands parents, selon le lecteur (ou la lectrice) que vous êtes, quels sont les tracteurs qui ont marqué leur enfance. Ils vous répondront le “Petit gris Massey et Fergusson” images

Le fondateur de cette firme mythique de tracteurs a été l’inventeur du système fergusson (ca ne s’invente pas) et qui a révolutionné la production agricole (système de liaison  qui permet une adéquation plus grande entre le tracteur et l’outils, comme la charrue).

En Inde, un des producteurs automobiles les plus important est Mahindra. Cette société indienne est possédé à 49% par Renault. On voit donc les concessionnaires afficher un losange à coté du logo de forme M bizaroide rouge fluo de la marque indienne. Mahindra construit principalement des sortes de 4X4 mais aussi des tracteurs et du matériel agricole.

Nous nous baladions avec mes parents à Jaipur lorsque nous sommes tombés sur un concessionnaire Renault-Mahindra…qui vendait des tracteurs Massey-Fergusson. On en arrive au point central de cette histoire…

La gamme en vitrine était principalement composée de ces fameux MF35 (les successeurs des TEF20, les petits gris) dont je vous ai parlé plus haut. Mais des MF35 rutilants, neufs, beaux, forts, bref, tout droit sortis de l’usine (probablement celle de Jaipur). Il est alors possible d’imaginer que les plans, pièces et moules utilisés en Europe il y a près de 60 ans, caduques pour l’agriculture modernisée, mécanisée et technologiquement très avancée des pays occidentaux, soient réutilisés dans les “périphéries” du système-monde comme le dirait  Wallerstein, afin de rentabiliser ce capital au maximum, jusqu’à sa fin de vie complète.

Le raisonnement est identique pour de nombreux véhicules: les anciens trafics renault des dernières décennies sont maintenant des trafics tata par exemple.

J’attends donc le voyage d’une de mes soeurs en Inde dans une dizaines d’années et qu’elles nous disent “j’ai revu une megane des années 2000, celle qu’on avait quand Alex était étudiant !”

El Perú, un país en transición democrática

La riqueza de la colonia española de Nueva Castilla, fundada por Francisco Pizarro en 1532, consistió en centenas de toneladas de oro y plata que fueron enviados a Europa, las cuales sumaban tal cantidad tal que de este caso exitoso y excepcional de colonización salió una expresión idiomática: “ C’est le Pérou!” [¡Es el Perú!][1]. Casi 190 años después de la Independencia del Perú de la corona española[2], uno de cada dos peruanos vive bajo el umbral de pobreza (es decir con menos de $2/día).  Esta paradoja, entre un pasado de colonia fructuosa y una Republica empobrecida, nos obliga a preguntarnos ¿qué es Perú ahora? ¿De qué manera se puede explicar este cambio mayor? Por eso, vamos a retratar el Perú contemporáneo para entender la complejidad de su situación actual, tanto en el nivel económico y social como en el nivel político. Entonces, primero enfocaremos el contraste histórico entre los recursos naturales del Perú y su pobre situación económica, además de las consecuencias de esta situación en el nivel social (I); segundo, nos concentraremos en la configuración política-institucional que resulta de esta situación particular y en los problemas nacionales e internacionales que caracterizan el caso peruano en América Latina.

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El Perú es un país de América Latina ubicado al noroeste del continente entre el Océano Pacifico, la selva amazónica y la Cordillera de los Andes. Tiene fronteras comunes con el Ecuador, Colombia, Brasil, Bolivia y Chile: hubo conflictos territoriales, al norte y al sur del este país, con Ecuador (en 1941 y en 1995) y con Chile (Guerra del Pacifico, con Bolivia también se dio este tipo de disputas). La ubicación geográfica del Perú permite dividir sus 1,3 millones de kms2 de superficie en tres partes: la costa con un ambiente seco que resulta desfavorable para la agricultura, la sierra con un ambiente frío y la selva, que cuenta con un ambiente tropical. Estas diferencias climáticas influyen sobre la agricultura: únicamente 2,88% del territorio es arable. Por eso, la economía peruana no se sostiene en el sector primario.

Como la expresión “c’est le Pérou!” lo ilustraba, el país tiene los recursos naturales más importantes del mundo: cobre, plata, oro, petróleo, gas natural, madera, mineral ferroso, carbón, fosfato, potasa, hidroenergía y pescado. Estos recursos fueron explotados durante la colonización como materias primas y durante los principios de la industrialización por sustitución de importaciones (ISI) en la primera mitad del siglo XX.

La economía del Perú refleja su geografía diversa y se desarrolló de nuevo desde el principio de los años 2000. Entre 2002 y 2006, la economía del Perú creció más de 4% por cada año, y en 2007 y 2008 el crecimiento ha saltado a 9% gracias al crecimiento de los precios de los minerales y metales pero también con la política de liberalización agresiva del gobierno. Por lo tanto, este desarrollo rápido ha permitido reducir la pobreza nacional; sin embargo, el desempleo (8,1% en 2008) y la inflación (5,8% en 2008) mantienen un porcentaje importante. La falta de infraestructuras y la dependencia de los recursos de los precios mundiales constituyen barreras al desarrollo de la selva y de la sierra. Además, esos recursos naturales importantes y su explotación están amenazados por peligros naturales como terremotos, tsunamis, inundaciones, irrupciones volcánicas o derrumbamientos de tierras porque el Perú esta ubicado en la cintura de fuego del Pacifico. La biodiversidad extraordinaria del país también debe enfrentarse con problemas medioambientales como la polución atmosférica y acuática, la erosión del suelo y la deforestación de la selva.

La ubicación geográfica y los recursos naturales del Perú forman su fuerza productiva y su riqueza pero son amenazados y mal explotados por una economía frágil. Entonces, el 70% de la actividad económica forma parte del sector de los servicios; por la debilidad de la economía y sus desigualdades, el 44,5% de la población se queda debajo de la línea de pobreza, con grandes disparidades entre la costa limeña y el resto del país. Estos problemas resultantes de la transición del sistema de industrialización por sustitución de importaciones (ISI) al capitalismo de mercado en los años 1970-1980 crearon problemas sociales y políticos.

La sociedad peruana conoció cambios mayores en cortos periodos: la población se duplicó en treinta años (de 6,5 millones en 1940 llegó a 9,9 millones en 1961 y a 13,5 millones en 1972[3]), lo cual generó crecientes demandas de servicios de salud, de vivienda y de educación: factores que favorecieron el populismo. El Perú casi ha solucionado el problema del analfabetismo porque ahora el 92,9% de la población está alfabetizada (en los años 1950 solo eran 25% de la población). No obstante, la pobreza, aunque hay una disminución en el nivel estadístico nacional, sigue siendo considerable y a una parte de los peruanos les falta acceso al agua corriente, a la electricidad, tampoco tienen condiciones de salud y de higiene correctas. En la ciudad de Lima, por ejemplo, este resulta del éxodo rural que ha traído millones de pobladores de la sierra y la selva a la periferia de la capital: el problema de esta migración es que fue rápida y, por la falta de preparación y de infraestructuras para ubicar a los inmigrantes, tuvieron que soportar  condiciones de vida lamentables. Desde los años 1970, las desigualdades y la precariedad en las condiciones de vida de la mayoría de los peruanos configuraron conflictos sociales. Hubo manifestaciones tuvieron lugar en la región de Arequipa principalmente, ciudad revolucionaria en el Perú porque hizo cambiar algunos gobiernos peruanos en el siglo XX. Los conflictos internos fueron y siguen siendo sangrientos, tanto la lucha contra el movimiento terrorista maoísta Sendero Luminoso que abarcó hasta inicios de los años noventa (en los que el Estado reduce el terrorismo a un nivel mínimo como consecuencia directa del jefe del movimiento en 1992) como los enfrentamientos regulares entre manifestantes y las fuerzas armadas (como en mayo-junio 2009).

A la pobreza, y a las desigualdades económicas y sociales flagrante se añade un problema socio-étnico. La sociedad peruana está compuesta de 45% de indígenas, 37% de mestizos, 15% de blancos y de 3% de otros orígenes (los “Chinos”)[4]. A pesar de la gran mayoría de origen indígena, el nacionalismo y la “peruanidad” se formaron en oposición al indigenismo. Entonces; parece difícil incluir a los indios en la sociedad aunque sean la mayoría. La discriminación y el racismo parecen muy fuertes, tanto como el nacionalismo. Consecuentemente, las desigualdades económicas y sociales se superponen con las diferencias étnicas. Eso plantea el problema del perfeccionamiento de la democracia si partes de la población son excluidas de la vida económica, social y política como, por ejemplo, los peruanos de la selva.

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Siendo resultado de una configuración económica y de una historia complejas, la Republica del Perú debe enfrentarse con temas importantes, tales como la descentralización, la finalización de conflictos internos (Sendero Luminoso por ejemplo) y conflictos exteriores (con Ecuador y Chile).

Como los demás países de América Latina, el Perú conoció un camino complejo, sangriento y difícil desde la Independencia. Las alternancia y cambios repentinos entre gobiernos democráticos y regímenes autoritarios es tal que los libros de historia a veces evocan la situación sin enfocar todos los gobiernos. Hoy en día, el Perú sigue siendo luchando para establecer y consolidar una verdadera democracia. Por ejemplo, la reforma que aumenta el numero de congresistas (ahora 120, serán 130 para las elecciones de 2011) permite una mayor representatividad del electorado, en particular el de la provincia Lima para no confundir la capital y el resto de la región. El proceso de la última década de descentralización para dar más peso a las demás regiones peruanas sigue siendo complejo pero participa de esta transición democrática. Además el juicio del antiguo presidente Alberto Fujimori, juzgado por crímenes contra la humanidad durante sus mandatos entre 1992 y 2000, representa la primera vez que un dictador ha sido juzgado por una corte de su propio país (y no en La Haya).

Pero aunque instituciones democráticas funcionan, primero se debe constatar que fueron creadas por una asamblea constitucional durante la era fujimorista lo que debilita sus legitimidad, y segundo si en teoría están democráticas, el carácter democrático del funcionamiento propio de estas instituciones puede ser discutido. El poder corporativo mantiene vínculos estrechos con los poderes Ejecutivo y Legislativo, al que puede influir y lo cual le permite intervenir en decisiones políticas que le conciernen (influencia sobre las legislaciones del Congreso por ejemplo). En el caso peruano, a instituciones débiles y manipulables se junta la debilidad de los partidos políticos peruanos para debilitar el sistema político.

Efectivamente y según Tanaka, el Perú muestra un camino diferente de los otros países de la región porque entre 1992 y 1995 se produjo el “colapso del sistema de partidos, que impidió que se siguiera la ruta del reformismo institucional registrado en la región” (Tanaka, IEP, 2006) y porque la Constitución de 1993 era fundamente opuesta a una democracia representativa de partidos (favorece la democracia participativa y directa con el uso del referéndum por ejemplo) a favor del populismo. El autor explica que el caso peruano se distingue de los demás casos andinos porque no se impulsaron reformas para renovar un sistema político visto como elitista y cerrado; además, expone que el electorado del Perú se caracteriza por “su precariedad y volatilidad”. Eso se puede explicar con la poca satisfacción que procuran los gobiernos sucesivos y el éxito de golpes de estado, que hacen el voto inútil y promueven la lucha armada.

Por fin, conflictos externos debilitan la posición del Perú en la escena política mundial. Su enfrentamiento hereditario con Chile, uno de los dos países mas desarrollados de América Latina, es una barrera al desarrollo económico. El conflicto fronterizo con Ecuador también afecta la credibilidad del Perú en frente de sus vecinos. El Perú entonces sigue siendo en transición más que en un proceso de consolidación de su democracia.

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Acabamos de ver la complejidad contemporánea del Perú: el país está en un proceso transición democrática. Pasó de una economía controlada y nacionalizada a una economía de mercado desde hace solamente dos décadas; la Republica y los peruanos siguen aprendiendo la ciudadanía y la democracia después de años de autoritarismo, de oligarquía y de lucha sangrienta entre grupos políticos opuestos al Estado y este último. También tiene que crear su identidad, pero una identidad que incluye más que 30% de la población.  En el siglo XXI parece urgente hacer tabla rasa del pasado de conflicto con Ecuador al norte y Chile al sur. Pero como lo veremos en los ensayos siguientes, el proceso de democratización del Perú, al contrario de algunos países de América Latina, está muy lejos de haberse consolidado.


[1] Traducción francesa de la expresión “¡Vale un Potosí!”.

[2] San Martín declaró la Independencia del Perú el 18 de Julio de 1821

[3] Contreras Carlos, Cueto Marcos, La historia del Perú contemporáneo, Lima, IEP, 2007

[4] CIA World Factbook (https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/pe.html)

La victoire en chantant

Voici la musique de campagne du Président sortant Alberto Fujimori pour les élections présidentielles de 2000. En termes de populisme et de théâtralisation de la politique, elle vaut le détour! La chanson s’intitule “El baile del Chino” [La danse du Chinois]. El “Chino” est le surnom donné par ses partisans au candidat-président d’origine japonaise: au Pérou, les Japonais et les Chinois sont en effet indifféremment surnommés Chinos.

Faire une chanson de campagne n’est évidemment pas spécifique au Pérou, cet article de l’OPALC (quand ça voudra marcher) vous permettra d’avoir un aperçu des chansons créées pour les dernières campagnes latino-américaines.

A quelques encablures de là, l’influence bollywoodienne se fait sentir sur les campagnes politiques de la plus grande démocratie du monde. Ici, une chanson pour le National Congress Party:

N’oublions cependant pas les classiques “Nos pasaran” (Nicaragua), “El pueblo unido” (Chili) et “Hasta siempre comandante” (Cuba). En passant, un clin d’oeil à la Chorale Politique & Syndicale de Pipo à qui j’adresse mes félicitations pour cette victoire associative… (fujimoresque?) :