Alex : La première semaine à Delhi

Première semaine à Delhi

Parce qu’il faut bien se lancer voilà mon premier article pour ce blog. Il ne va pas être très intelligent mais c’est le premier, soyez patients, les autres seront bien mieux ☺ Le plus difficile ici va être de retranscrire en mots et en images mes premiers instants dans cette ville dingue qu’est New Delhi. 

La première chose à laquelle je pense en écrivant ces quelques lignes concerne le fameux « dépaysement » ou « choc culturel » dont tout le monde vous parle avant le grand départ. Ce dépaysement existe, mais jamais de la façon dont on s’y attend. On a beau être préparé à la misère, à la pauvreté, « au bruit et à l’odeur » pour paraphraser un certain politicien, jamais l’arrivé à Delhi ne peut laisser de marbre. 

De même toute personne qui vous dit qu’elle était prête à affronter la misère, si elle n’est pas partie « du nord » depuis longtemps, et que finalement « ce n’était pas si terrible que ça » vous ment ou se ment à elle-même. Rien ne peut préparer un citoyen de pays développé (dans son confort relatif, car on l’oublie mais la misère existe encore dans tous les pays du globe) à la vue de certaines réalités existantes. Qui plus est à Delhi, où nulle part il n’y a d’espace aseptisé tels qu’on peut les connaître dans certaines avenues de Pékin ou de Shanghai. Ici les immenses fortunes côtoient les plus pauvres. Opulence et dysenterie se côtoient, s’observent (dans une certaine mesure) mais ne font pas bon ménage. Et personne ne peut rester insensible à l’extrême dénuement que l’on observe à l’orée d’un slum (bidonville cf. Slumdog Millionaire, le chien du bidonville millionnaire), à un rond-point, où une jeune fillette enchaîne les roues au milieu des voitures dans l’espoir de recueillir une petite roupie. 

Mes impressions des premiers jours (telles que notées sur mon carnet):

Lundi : arrivée à Delhi. Pas dormi dans l’avion (ou peu, 1h30 tout au plus). Chaleur et humidité, on a beau être prévenu, ça calme. Un homme vient me chercher, il joue à la F1 dans Delhi, contresens et klaxon. Mais très gentil. Hôtel : Pahar Ganj. Chambre : Apocalypse Now, première scène, sans les fenêtres. Quartier : le main bazar. Impossible de se projeter. Midi-14h: on retrouve des premières connaissances pour un petit repas. La chaleur coupe la faim. Impossible de ne pas être perdu, de comprendre cette grande ville. Quelques réflexes reviennent « Hello my friend, do you need some help ? » « No thanks, my Indian friends are waiting for me ». Un homme a cherché à me nettoyer l’oreille aussi. Ensuite Ambassade : quartier des ambassades, la luminosité est moins forte. Nouveau RDV avec une connaissance. Retour Connaugh Place. Achat d’un portable.

Quelques pensées diverses (qui seront approfondies dans un autre article) 

Connaught Place : première vue de Delhi. Impossible de la photographier pour transcrire cette place. Définitivement il faut la vivre. L’organisation de la ville : démente.Pas de continuité hormis peut être ce que j’ai entrevu dans certains quartiers de Old Delhi. Sinon des îlots d’habitations séparés par des 4 voies, qui n’en sont pas vraiment. 

Les repères : Peu. Un deuxième voyage à la fac m’a permis de dépasser les deux premiers bureaux et j’ai même obtenu un papier de l’administration qui m’est utile, mais non standardisé (en d’autres termes, un papier que l’on ne reçoit pas normalement). Impossible également de se projeter pour l’instant. 

Le logement : indécision. Sur la fac ou non ? En tout cas pas seul, pas maintenant, pas ici.

Voilà en quelques mots, mes premières impressions. J’ai plein d’autres choses à raconter, mais tout ne tient pas sur ces quelques lignes. Le temps de remettre mes idées en ordre dans mon cerveau et ça repart.

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