Là-haut sur la montagne… La Paz

À peine arrivée à Lima*, me revoilà sur la route direction… la plus haute capitale du monde: La Paz, porte d’entrée de la Bolivie. En comparant bien, un vol pas cher (trouvé par exemple sur MonNuage) me serait sûrement revenu au même prix (90$ US) que le bus Ormeño (compagnie par ailleurs peu recommandable) que j’ai pris de justesse – je me suis présentée à 8h du matin pour le bus de 9h, il restait… 1 seule place!

La Bolivie.

J’ai longuement hésité à l’inclure dans mon itinéraire pour cet été sud-américain. L’idée m’est originellement venue car Le Routard, flemmard né, a compilé le Pérou et la Bolivie dans le même guide. J’ai donc bien évidemment lu les deux parties du guide et commencé à m’intéresser à ce pays, grand comme deux fois la France mais dont on ne sait pas grand chose hormis que son Président est Evo Morales qu’il est socialiste dans un continent qui a été marqué (et qui l’est encore) par le néo-libéralisme (n’en déplaise aux analystes de Sciences Po) et que ce pays andin demeure le plus indien de la région.

Puis, des dizaines de récits de voyage de personnes – notamment des voyageuses solitaires – enchantés et enchanteurs m’ont interpellée. Le pays des « plus » comme on le surnomme en raison des nombreux superlatifs qui le qualifient (plus haute capitale, plus grand désert de sel…) m’intriguait donc de plus en plus : voir un désert de sel à Uyuni, explorer les ruines des civilisations passées (Inca et Tiwanakota) dans la continuité de mon cours d’archéologie, admirer des paysages saisissant dans les Andes et explorer d’anciennes mines d’argent. De quoi nous faire rêver, n’est-ce pas? En quelques photos vues sur Internet et en lisant les guides, l’envie de faire ce voyage devenait de plus en plus présente. Après tout, pourquoi ne pas faire une excursion dans le seul pays d Amérique Latine qui n’a pas accès a la mer? On sait à quel point cet enfermement a influencé l’évolution du pays… beaucoup plus fermé et donc beaucoup plus indien que les autres parties du continent, aux veines ouvertes vers l’Espagne et le Portugal. Enfin, savoir que je ne partirais pas seule (vous voyez une bavarde telle que moi partir seule sans personne à qui parler H24?) , mais avec deux autres Sciences Po (au Chili pour l’année) a fini de me persuader. J’étais donc décidée.

34 heures de bus plus tard et après avoir retraversé le sud du Pérou, j’arrive à La Paz (3 660 m d’altitude en moyenne). L’arrivée en bus se fait par El Alto, le quartier populaire qui surplombe la gorge dans laquelle se trouve la capitale. La vue depuis ce quartier est tout simplement à couper le souffle! La ville se déploie dans la gorge (Vallée du Río Choqueyapu) et sur les pentes abruptes, au loin domine la cime enneigée du Mont Illimani (6402 m tout de même). Sous un soleil de plomb – en pleine saison des pluies – les maisons de terre rouge s’harmonisent pour former un paysage uniforme captivant comme à Cuzco. La vue panoramique depuis el Alto (« le haut« ) est donc phénoménale!

El Alto et en arrière-plan, le Mont Illimani

La Paz, vue depuis El Alto.

Evo Morales, Président de la Bolivie

La Paz qui compte 830 000 habitants (+ 650 000 dans l’Alto) est la capitale politique et économico-financière de la Bolivie.

C’est donc là que réside Evo Morales, le président fraîchement réélu en décembre 2009 et premier indien élu en Amérique Latine.

Partout sur les murs on trouve des slogans en sa faveur.

A Uyuni, un exemple de mur aux couleurs du Président bolivien

Après quelques jours dans le pays, je peux dire que pour moi, la Bolivie c’est l’Inde de l’Amérique du Sud.

*La suite de nos aventures peruano indiennes suivra début mars

Publicités